Dans le but de réduire leurs dépenses énergétiques, certaines entreprises envisagent de diminuer la consommation d’éclairage. Cependant, il est crucial de rappeler que ces économies ne doivent pas compromettre les niveaux d’éclairement recommandés sur les lieux de travail. En effet, un éclairage inapproprié peut entraîner des risques pour les employés tels que la fatigue oculaire et les accidents. Heureusement, il existe des solutions techniques permettant de réduire la consommation d’énergie tout en maintenant un éclairage de qualité et adéquat.
Harmoniser l’éclairage avec les conditions de travail
La mise en place d’un plan de sobriété énergétique au sein d’une entreprise, incluant des mesures concernant l’éclairage ou le chauffage des locaux, peut avoir un impact significatif sur les conditions de travail. Cependant, il est essentiel de souligner que tout changement majeur dans l’organisation, les processus ou les conditions de travail doit faire l’objet d’une réévaluation des risques. Il ne faut pas simplement déplacer les risques existants vers d’autres ou en créer de nouveaux. Cette réévaluation nécessite la mise à jour du document unique et du plan d’actions de prévention. De plus, elle doit être réalisée de manière collective, en impliquant l’employeur, les employés et les représentants du personnel.
Adapter l’éclairage en fonction de la nature des tâches
L’éclairage sur les lieux de travail a pour objectif de permettre aux employés d’accomplir leurs tâches tout en évitant la fatigue visuelle et les problèmes de vue qui en découlent. Il doit également permettre de détecter les éventuelles sources de danger telles que les escaliers, les chutes ou les pièces tranchantes des machines. Le niveau d’éclairement doit être adapté à la nature et à la précision des tâches à effectuer. L’employeur doit se référer au Code du travail qui établit les règles relatives à l’éclairage des lieux de travail, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Les normes NF X35-103 : « Ergonomie – Principes d’ergonomie applicables à l’éclairage des lieux de travail » et NF EN 12464-1 et -2 : « Éclairage des lieux de travail » précisent les critères d’un éclairage adapté à chaque situation de travail. Elles définissent le niveau minimal d’éclairement en fonction de l’activité, ainsi que dans les zones de circulation et les ascenseurs. L’éclairage doit être conçu de manière à ce que les luminances des différentes surfaces visibles soient uniformes. Une répartition équilibrée de la luminance favorise l’acuité visuelle, la sensibilité aux contrastes et l’efficacité des fonctions oculaires. À l’inverse, un éclairage inapproprié en termes d’éclairement et de contraste peut entraîner une diminution de la qualité du travail des employés (erreurs, lenteur, stress), ce qui aura des répercussions négatives sur l’entreprise