La Semaine annuelle pour la qualité de vie et les conditions de travail se déroule jusqu’au 23 juin, avec pour thème les transitions et le travail. L’UNSA est convaincue que le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) doit servir de base solide pour progresser dans ces domaines.
Les résultats d’une enquête menée par les services du ministère du Travail sur le DUERP, rendu obligatoire depuis 2001, sont jugés inacceptables par l’UNSA :
- Seulement 45% des employeurs déclarent être en conformité, c’est-à-dire avoir établi le DUERP et l’avoir mis à jour au cours des 12 derniers mois.
- Seuls 40% des DUERP en place font mention des risques psychosociaux.
- Un peu plus de 50% des entités des fonctions publiques d’État et territoriale disposent d’un DUERP.
Malheureusement, même lorsque les DUERP sont effectivement en place et régulièrement mis à jour, peu d’entreprises et d’administrations prévoient l’évaluation des risques professionnels et les mesures de prévention qui en découlent.
La taille de l’organisation peut influencer la présence ou l’absence d’un DUERP, ainsi que sa mise à jour et les plans d’action préventifs qui y sont liés. Parfois par manque de volonté, souvent par manque de ressources humaines. C’est pourquoi, lors des Assises du travail, l’UNSA a demandé un meilleur soutien pour les petites entreprises et les petites administrations.
Parallèlement, notre organisation réclame des sanctions financières plus sévères, voire la conditionnalité des aides de l’État (exonérations de cotisations sociales, etc.) en cas d’inaction de la part de l’employeur.
L’UNSA insiste sur la nécessité de respecter l’obligation d’établir le DUERP, de le mettre à jour et de mettre en œuvre des mesures préventives qui en découlent. Ce document doit être un point de départ pour améliorer la santé des travailleurs, la qualité de vie et les conditions de travail. Il doit être élaboré en collaboration avec les travailleurs et leurs représentants, représentant un véritable diagnostic partagé pour prévenir les risques professionnels.
À la lumière des importantes transformations en cours dans le monde du travail, il est crucial que ces outils prennent en compte les risques psychosociaux, ainsi que les perturbations climatiques et écologiques dont les impacts sur la santé des travailleurs sont de plus en plus préoccupants et nécessitent une révision des modes d’organisation du travail.
