Le harcèlement moral au travail est une agression psychologique très dangereuse qui affecte l’intégrité mentale et physique des individus harcelés. Malgré les nombreuses sanctions mises en place par la loi pour décourager les agresseurs, plusieurs personnes continuent d'être harcelées. Certaines victimes ignorent parfois être dans une situation de harcèlement. Même en étant conscient de ce fait, d’autres ne savent pas comment y remédier. Souhaitez-vous avoir une idée plus claire sur ce phénomène ? Voici alors quelques détails !

Le harcèlement moral au travail : qu’est-ce que c’est ?

Le harcèlement moral est un phénomène qui consiste à détruire la psychologie d’une personne ou d’un groupe de personnes. Dans la plupart des cas, cela se solde par un burn-out. La victime finit par avoir une maladie mentale et au pire des cas, elle peut se suicider. Le harcèlement moral peut être exercé contre les salariés sur leur lieu de travail. Cela se caractérise par la dégradation des conditions de travail ou une atteinte à :

  • leurs droits,

  • leur dignité,

  • leur santé physique ou mentale.

Souvent, le harcèlement se fait de façon sournoise, répétitive et diversifiée. La plupart du temps, l’entourage ne le remarque pas ou feint de ne pas le remarquer. Les raisons qui sous-tendent ce phénomène sont nombreuses. Un harcèlement moral peut partir d’une divergence d’opinions politique, de conviction religieuse, etc.

Les salariés harcelés sont confrontés à des difficultés relationnelles, à des manipulations dans le cadre de leur travail ou pire, à des atteintes à leur personne. En 2016, le ministère du travail a déclaré que plus de 200 000 personnes victimes de ce phénomène.

Quels agissements peuvent être considérés comme du harcèlement moral au travail ?

Plusieurs personnes ne remarquent pas vite qu’elles sont harcelées moralement. Pourtant, il existe des indices permettant de s’en rendre compte avant que cela ne prenne de l’ampleur. Ces indications peuvent être regroupées en trois groupes dont le premier est la dégradation des relations entre collègues. Les deux autres sont l’atteinte aux conditions de travail et à la dignité de la victime.

Problèmes relationnels

Les indices qui relèvent du relationnel dans le harcèlement moral au travail sont nombreux. La victime se fait interrompre quand elle parle. Dans un autre cas, ses collègues ou supérieurs arrêtent de lui parler. Elle peut être placée à l’écart ou privé de travail. En gros, elle est tout simplement ignorée. Cela peut aller un peu plus loin et se transformer en menaces ou en agressions physiques (bousculade ou claquage de porte au nez).

Atteinte aux conditions de travail

Harceler moralement en portant atteinte aux conditions de travail se fait de plusieurs façons. La victime est injustement critiquée sur son travail et ses avis sont systématiquement contestés. Elle est privée d’accès à certains outils et à des informations utiles ou indispensables dans la réalisation de ses tâches. Les travaux qu’elle est censée faire lui sont retirés pendant que des tâches inférieures à ses compétences lui sont attribuées.

Par ailleurs, des tâches très dures ou des travaux dangereux lui sont assignés contre son gré. Parfois, son travail est saboté par le ou les harceleurs et elle est poussée à commettre des fautes.

Atteinte à la dignité

L’atteinte à la dignité est parfois la goutte d’eau qui fait déborder le vase, car c’est cela qui détruit le plus la psychologie de la victime. Celle-ci est discréditée auprès de ses subordonnés, collègues ou supérieurs hiérarchiques. Des rumeurs infondées circulent à son sujet et elle fait l'objet de moqueries. Il se peut même que des termes méprisants, humiliants ou blessants soient utilisés pour s'adresser à elle.

Sanctions et peines encourues par le harceleur moral

Le harcèlement moral est considéré comme un délit et peut faire l’objet d’un dépôt de plainte auprès d’un officier de police et d’un tribunal. Selon l’article L. 222-3-2 du Code pénal, le harceleur risque de nombreuses peines. En effet, deux sanctions peuvent lui être infligées. La première est d’ordre disciplinaire et est en application du statut général des fonctionnaires.

Quant à la seconde, c’est le paiement d’une amende de 30 000 euros. En fonction de la gravité du préjudice moral subi par la victime, l’auteur peut écoper de 2 années d'emprisonnement.

Pour obtenir des preuves pouvant justifier les faits de harcèlement, la victime peut procéder de plusieurs façons. Elle peut par exemple rechercher d’autres personnes harcelées par le même agresseur. Ses autres victimes peuvent aussi témoigner contre lui. Il est également très important de bien établir la relation de cause à effet afin de montrer que les délits du harceleur. Il faut aussi chercher du soutien auprès des acteurs sociaux et de la prévention au travail.

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