L’introduction de l’Accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020, reflétée dans la loi du 2 août 2021, mettait en évidence la nécessité de développer une culture de prévention dans le dispositif de santé au travail en France. Pendant longtemps, les politiques publiques et institutionnelles ont mis l’accent sur la réparation plutôt que sur une approche positive axée sur la prévention.
Il est donc important de le souligner :
la culture de prévention devient une priorité pour les services de l’État. Le 4e Plan Santé au Travail (PST4) pour la période 2021-2025 affirme explicitement cette priorité en mobilisant l’ensemble des acteurs de la prévention pour promouvoir une culture de prévention aussi largement que possible.
Afin de remplir leur obligation de sécurité, les employeurs doivent donc acquérir une solide « culture de prévention ». Il est donc essentiel de comprendre ce que cela implique et ce qui est attendu d’eux. Le PST4 précise qu’il ne s’agit plus seulement de réagir aux accidents et maladies liés au travail, mais aussi d’évaluer préalablement et systématiquement les risques afin de les réduire ou de les éviter, tout en favorisant un environnement de travail propice à la santé.
Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), premier pilier de la culture de prévention
Pour développer une « culture de prévention« , les entreprises doivent avant tout réaliser et mettre à jour leur Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP). Le PST4 précise que l’indicateur choisi pour mesurer l’extension de la culture de prévention est la part d’entreprises ayant réalisé ou mis à jour leur DUERP depuis moins d’un an. Cela souligne l’importance accordée à la réalisation de ce document, qui fera également l’objet d’une étude qualitative pour évaluer son contenu.
Une petite révolution
Le PST4 confirme que le DUERP est la clé d’un système de santé et de sécurité au travail axé sur la prévention plutôt que sur la réparation. Cependant, il souligne également que la culture de prévention passe par la formation des acteurs de l’entreprise et par l’adaptation aux mutations du travail, telles que les nouvelles technologies, les nouvelles organisations et formes de travail, etc. L’expression « culture de prévention » prend alors tout son sens et suscite des inquiétudes chez les dirigeants de petites et moyennes entreprises (TPE et PME), qui craignent de ne pas avoir les compétences et le temps nécessaires pour relever ce défi de cette petite révolution.
Cependant, des solutions simples et efficaces existent. Ce dossier présente ces solutions avec la conviction que la culture de prévention représente une approche positive et dynamique de la santé et de la sécurité au travail.


