Risque Routier dans les Trajets Professionnels

Le risque routier lié aux trajets professionnels constitue la première cause de mortalité au travail en France. Ce risque ne doit pas être négligé dans les plans de prévention, surtout lorsque l’on considère également les trajets domicile-entreprise qui concernent quasiment tout le monde.

De nombreux secteurs d’activité exigent des salariés qu’ils utilisent un véhicule pour des déplacements professionnels tels que les visites chez les clients, la livraison de marchandises, la récupération de matériel, ou les déplacements vers des chantiers. Les occasions de se retrouver au volant sont fréquentes, et le kilométrage parcouru peut parfois être très important.

Par exemple, un commercial couvrant une région étendue peut facilement dépasser les 5000 km par mois, augmentant ainsi le risque d’accident. Tous ceux utilisant leur véhicule personnel pour se rendre au travail sont également exposés au risque routier professionnel, notamment dans le cadre des accidents de trajets.

Il est bien connu que le risque d’accident sur la route est réel, et les conséquences peuvent être graves tant pour les personnes blessées que pour les entreprises.

Cependant, il existe des moyens d’anticiper ce risque. Les services de prévention et de santé au travail proposent des actions de formation et de sensibilisation visant à transmettre des messages de prévention routière et à sensibiliser les collaborateurs aux bonnes pratiques. Il est également essentiel que les employeurs prennent des mesures telles que la non-sollicitation des salariés pendant leurs déplacements, l’organisation des tournées selon des plannings qui permettent des pauses adéquates, et d’autres initiatives visant à assurer la sécurité routière des employés.

Absence de Mesures de Prévention et Faute Inexcusable de l’Employeur

L’employeur a la responsabilité de garantir la sécurité de ses salariés en prenant toutes les mesures nécessaires, y compris l’aménagement des locaux. Le non-respect de ces obligations peut entraîner la responsabilité de l’employeur et, dans certains cas, être qualifié de faute inexcusable. La Cour de cassation a récemment illustré à nouveau cette notion.

Obligations de l’Employeur et Mesures de Prévention

Selon le Code du travail, l’employeur doit prendre des mesures, notamment :

  1. Prévention des risques professionnels : L’employeur doit mettre en place des actions de prévention des risques professionnels.
  2. Information et formation : Il doit informer et former les travailleurs sur les risques.
  3. Organisation adaptée : Une organisation et des moyens adaptés doivent être mis en place.

Ces mesures doivent être constamment adaptées aux circonstances.

Responsabilité en Cas d’Accident du Travail

En cas d’accident du travail résultant du non-respect de ces mesures, l’employeur peut voir sa « faute inexcusable » reconnue s’il avait conscience ou aurait dû avoir conscience du danger et n’a pas pris les dispositions nécessaires pour protéger les salariés. La reconnaissance de la faute inexcusable donne au salarié droit à une indemnisation plus favorable.

Illustration d’une Affaire

Un chef d’équipe logistique, victime d’un accident du travail, a saisi les juridictions pour faire reconnaître la faute inexcusable de son employeur. La cour d’appel a rejeté son recours, arguant que même si le transpalette se trouvait à un endroit inapproprié et que l’accident était dû à l’absence de marquage au sol, la faute inexcusable n’était pas caractérisée.

Le salarié reproche à la cour de ne pas avoir vérifié si l’employeur avait mis en place des mesures d’identification et de prévention des risques, conformément à la réglementation sur la sécurité des lieux de travail.

La Cour de cassation donne raison au salarié, soulignant que la cour d’appel aurait dû examiner si l’employeur avait mis en œuvre ces mesures. L’affaire doit donc être rejugée.

Conclusion

Cette affaire souligne l’importance pour les employeurs de mettre en place des mesures de prévention conformes à la réglementation. En cas d’accident du travail, l’absence de telles mesures peut conduire à la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, avec des conséquences importantes sur le plan indemnitaire.

Importance de l’Évolution du Droit du Travail face aux Canicules Futures

Les vagues de chaleur et les canicules récurrentes exigent une adaptation du droit du travail pour garantir la santé et la sécurité des travailleurs. Les augmentations de température, source de dégradations sévères des conditions de travail, nécessitent des mesures spécifiques pour prévenir des conséquences graves, allant jusqu’à la mortalité.

Parmi les risques identifiés, on note l’aggravation de la pénibilité, des malaises, la déshydratation, les coups de chaleur, les accidents liés à une altération de la vigilance, et des risques psychosociaux dus aux situations de tension.

Actuellement, le droit du travail dispose de dispositions de sauvegarde de la santé pendant les épisodes caniculaires. Cependant, une protection plus efficace des travailleurs pourrait être assurée par l’adoption de nouveaux textes plus précis.

Principales Dispositions Actuelles

En vertu de son obligation légale de sécurité, tout employeur est tenu d’assurer la sécurité et la santé des travailleurs. Cela implique la mise en œuvre des principes généraux de prévention, comprenant une évaluation des risques professionnels. Cette évaluation, consignée dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), doit inclure les risques liés aux ambiances thermiques.

Les employeurs doivent définir et mettre en œuvre, après consultation des représentants des travailleurs, une politique de prévention efficace, en particulier face aux risques thermiques. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, le DUERP doit également contenir un programme annuel détaillé de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail.

Des dispositions spécifiques obligent les employeurs à fournir de l’eau potable et fraîche, avec des quantités spécifiées pour le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Droits à Mobiliser en Cas de Températures Élevées

En cas de température élevée et de carence de l’entreprise en matière de prévention, divers droits peuvent être mobilisés pour protéger la santé des travailleurs. Cela inclut le droit d’alerte déclenché par les représentants élus du personnel, les propositions du médecin du travail, les interventions de l’inspection du travail, et même le droit pour un salarié de se retirer de son poste en cas de danger imminent.

Limites Actuelles et Besoin d’Évolution

Cependant, certaines imprécisions subsistent dans le droit actuel. Les termes tels que « conditions atmosphériques » ne sont pas clairement définis, et des notions telles que « température extrême » demeurent vagues. Des ajustements sont nécessaires pour refléter les réalités des changements climatiques.

Les plans et instructions récents des ministères de la Transition écologique et du Travail se concentrent principalement sur des actions informatives. Il est suggéré d’instaurer dans la loi des journées de travail réduites, mais aucun projet de loi concret n’est encore en vue.

Perspective Européenne

Au niveau européen, la Confédération européenne des syndicats (CES) plaide pour une législation sur les températures maximales de travail. L’introduction de « valeurs limites d’exposition » à la chaleur, similaire à celles existant pour les produits chimiques, est envisageable. Ces valeurs pourraient être basées sur divers paramètres, y compris des données personnelles telles que l’état de santé du salarié.

Conclusion

Les changements climatiques exigent une adaptation du droit du travail pour assurer la santé des travailleurs face aux températures extrêmes. Des clarifications sur des termes vagues et des ajustements dans les règles économiques sont nécessaires pour garantir une protection adéquate des travailleurs et une performance économique durable.

Réglementation et responsabilité du chef d’entreprise : les questions juridiques concernant le risque routier

La responsabilité du chef d’entreprise envers la sécurité de ses salariés est une obligation clairement définie par le Code du travail. Cela inclut également les déplacements professionnels, car confier un véhicule de l’entreprise à un salarié n’est pas anodin. Le risque routier constitue donc un enjeu majeur pour l’employeur, pouvant engager sa responsabilité civile et/ou pénale.

Même dans les petites structures, le chef d’entreprise doit prendre diverses mesures pour respecter son obligation de sécurité envers ses salariés. Cela comprend des actions d’information et de formation, des mesures de prévention concrètes et l’établissement d’une organisation et de moyens adaptés. Pour cela, il doit veiller à ce que ses salariés conducteurs respectent les règles, les contrôler et les sanctionner en cas de non-respect. De plus, il doit être attentif à l’état des véhicules qu’il met à leur disposition, qui sont également leurs outils de travail. Par conséquent, l’employeur doit se poser plusieurs questions pour s’assurer qu’il contribue efficacement à la réduction du risque routier au sein de son entreprise et connaître les risques encourus en cas de négligence.

Voici les questions essentielles que l’employeur doit se poser :

  1. Le salarié possède-t-il un permis de conduire valide ? L’employeur ne peut pas accéder au relevé d’information intégral de son salarié, mais il peut demander régulièrement la présentation physique du permis pour vérifier sa validité. Il peut également demander une déclaration sur l’honneur du salarié et lui rappeler d’informer immédiatement l’employeur en cas de suspension du permis.
  2. Le salarié dispose-t-il du permis adéquat pour conduire le véhicule qui lui est confié ? L’employeur doit s’assurer que le salarié possède le permis approprié, notamment pour la conduite d’un véhicule tractant une remorque. Différentes catégories de permis peuvent être nécessaires en fonction des caractéristiques du véhicule et de la remorque.
  3. Quels sont les documents obligatoires à bord du véhicule ? Outre le permis de conduire, le conducteur d’un véhicule d’entreprise doit pouvoir présenter d’autres documents obligatoires, tels que l’attestation d’assurance à jour, le certificat d’immatriculation avec le timbre du contrôle technique, et éventuellement le contrat de location. Certains documents supplémentaires peuvent être nécessaires pour les véhicules effectuant des missions spécifiques.
  4. Est-il nécessaire de rappeler au salarié les règles du Code de la route ? Bien que les conducteurs soient censés connaître les règles du Code de la route, il peut être utile de leur rappeler les principales règles à respecter, par exemple, via une note de service. Cela peut inclure des rappels sur les limitations de vitesse, l’interdiction d’utiliser le téléphone en conduisant, ou de conduire après avoir consommé.
La Pénibilité au Travail en France

La pénibilité au travail est une préoccupation majeure, car elle peut avoir des impacts durables et irréversibles sur la santé des travailleurs. Voici une explication détaillée sur ce concept en France :

Définition de la Pénibilité au Travail :

La pénibilité au travail est définie comme « l’exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels pouvant laisser des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé. » Cette définition, en vigueur depuis novembre 2010, vise à prendre en compte les risques professionnels et à renforcer la prévention des maladies professionnelles.

Mesures de Prévention et de Compensation :

Lorsqu’un travailleur est exposé au-delà d’un certain seuil à des conditions de travail pénibles, la loi prévoit des mesures spécifiques pour atténuer les risques et préserver la santé. Ces mesures peuvent inclure des aménagements de poste, des formations, des temps de repos supplémentaires, une réduction du temps de travail, etc.

Notons que le terme « pénibilité au travail » n’est plus inscrit dans le Code du travail depuis le 1er octobre 2017. Le Code fait désormais référence aux facteurs de risques professionnels énumérés dans l’article L. 4161-1.

Facteurs de Risque Reconnus :

Dix facteurs de risque sont actuellement reconnus par le Code du travail (articles L. 4161-1 et D. 4161-1) :

  1. Exposition au bruit
  2. Travail de nuit (sous certaines conditions)
  3. Postures pénibles (positions forcées des articulations)
  4. Exposition à des vibrations mécaniques
  5. Exposition à des températures extrêmes (moins de 5 °C ou plus de 30 °C)
  6. Manutentions manuelles de charges
  7. Activités en milieu hyperbare
  8. Travail en équipes successives alternantes (travail posté)
  9. Exposition à des agents chimiques dangereux
  10. Travail répétitif (mouvements répétés du membre supérieur à une fréquence élevée et sous cadence contrainte)

Ces facteurs sont déterminés en fonction des contraintes physiques, de l’environnement physique, et de certains rythmes de travail. La reconnaissance de l’exposition à ces facteurs permet d’activer des dispositifs spécifiques pour les travailleurs concernés.

En conclusion, la gestion de la pénibilité au travail est un enjeu majeur pour la santé des travailleurs, et les employeurs ont l’obligation de mettre en œuvre des mesures préventives pour atténuer ces risques.

Rendre le Secteur Hôtelier Plus Attractif

La crise sanitaire a profondément impacté le secteur hôtelier, entraînant une pénurie de main-d’œuvre et des difficultés de recrutement. Pour rendre le secteur plus attractif, plusieurs défis doivent être relevés, notamment en améliorant les conditions de travail. Voici quelques stratégies à considérer :

1. Attirer de Nouveaux Talents :

  • Communication Positive : Mettre en avant les aspects passionnants des métiers de l’hôtellerie.
  • Formation : Proposer des programmes de formation attrayants pour les nouvelles générations.
  • Reconnaissance : Reconnaître et valoriser le travail des employés.

2. Améliorer les Conditions de Travail :

  • Prévention des Risques : Réduire les troubles musculosquelettiques (TMS) en investissant dans des équipements ergonomiques et en mettant en place des procédures de travail sûres.
  • Formation Continue : Offrir des formations régulières sur la santé et la sécurité au travail.
  • Équilibre Travail-Vie : Proposer des horaires flexibles et des conditions de travail équilibrées.

3. Prévention des Risques Professionnels :

  • Analyse des Risques : Identifier les risques professionnels spécifiques à chaque poste et mettre en place des mesures préventives.
  • Soutien Psychosocial : Fournir un soutien aux employés confrontés à des risques psychosociaux.

4. Innovation Technologique :

  • Équipements Adaptés : Investir dans des équipements modernes pour faciliter les tâches quotidiennes.
  • Automatisation : Intégrer des technologies pour réduire la charge de travail physique.

5. Gestion de Carrière :

  • Perspectives d’Évolution : Offrir des opportunités de progression de carrière pour encourager la fidélité des employés.
  • Programmes de Bien-Être : Mettre en place des programmes de bien-être pour améliorer la qualité de vie au travail.

6. Conscientisation et Formation :

  • Sensibilisation : Sensibiliser les employés et les employeurs aux risques professionnels.
  • Formation Continue : Proposer des formations sur les bonnes pratiques de travail.

7. Collaboration avec les Instances Représentatives du Personnel :

  • Dialogue Social : Favoriser le dialogue entre les employeurs et les représentants du personnel.
  • Participation des Employés : Impliquer les employés dans la prise de décisions liées aux conditions de travail.

8. Investissement dans la Prévention :

  • Budget Prévention : Allouer des ressources financières pour des programmes de prévention efficaces.
  • Soutien Gouvernemental : Solliciter un soutien gouvernemental pour les initiatives de prévention.

9. Promotion de l’Image du Secteur :

  • Campagnes de Promotion : Mettre en place des campagnes de promotion de l’industrie hôtelière.
  • Témoignages Positifs : Partager des témoignages positifs d’employés épanouis dans le secteur.

10. Adaptation aux Nouvelles Attentes :

  • Évolution des Métiers : Anticiper les évolutions des attentes des consommateurs et des nouvelles générations.
  • Flexibilité : S’adapter aux demandes changeantes du marché.

En combinant ces approches, le secteur hôtelier peut non seulement attirer de nouveaux talents mais aussi fidéliser ses employés existants, créant ainsi un environnement de travail plus sain et plus attractif.

Comprendre et prévenir les risques associés au travail de nuit

Au cours des dernières décennies, le travail de nuit a connu une augmentation significative en France, comme le révèle une récente enquête (1). Le nombre de travailleurs de nuit en France est passé de 3 670 000 en 1982 à 4 370 000 en 2015. De plus, la part du travail de nuit habituel a presque doublé, passant de 24 % en 1982 à 42 % en 2015.

Une des raisons de cette augmentation est l’abandon de la législation qui limitait le travail de nuit des femmes à certains secteurs jusqu’en 2001. Cela a entraîné une augmentation de 150 % du nombre de femmes effectuant un travail de nuit habituel entre 1982 et 2015. Cependant, le travail de nuit présente des risques spécifiques pour la santé, qu’il est important de comprendre, d’évaluer et de prévenir.

La revue Hygiène & sécurité au travail consacre son édition de mars au travail de nuit et aux moyens de prévenir efficacement les effets néfastes sur la santé des travailleurs (2). Voici les points clés à retenir :

Risques pour la santé physique liés au travail de nuit :

Des études épidémiologiques et des recherches cliniques ont démontré que le travail de nuit était associé à des troubles du sommeil, entraînant une perte d’une heure de sommeil en moyenne par jour (3). Il augmente également les troubles de la vigilance et le risque de somnolence, ce qui expose davantage aux accidents du travail. De plus, le travail de nuit est associé à un sur-risque de cancer du sein chez les femmes et à des risques accrus de fausse couche, d’accouchement prématuré et de retard de croissance intra-utérine en cas de grossesse. Il est également modérément lié à une augmentation des maladies cardiovasculaires, de l’indice de masse corporelle, de l’hypertension artérielle et du risque d’ulcère à l’estomac.

Risques pour la santé mentale liés au travail de nuit :

Les travailleurs soumis au travail de nuit sont plus exposés aux troubles psychiques, tels que la dépression et les troubles anxieux. De plus, un rapport d’expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) en 2016 souligne les impacts négatifs du travail de nuit sur la vie sociale et familiale (4). Les horaires atypiques entraînent des difficultés d’organisation dans la vie extraprofessionnelle, des altérations des relations familiales et des perturbations psychologiques dues à la culpabilité et à la frustration engendrées par ces situations.

Perturbation du métabolisme causée par le travail de nuit :

Les effets néfastes du travail de nuit sur la santé s’expliquent par le fait que tous les êtres vivants suivent des rythmes biologiques. Notre corps est conçu pour alterner entre phases d’activité et de repos, ainsi que des phases de consommation énergétique élevée et faible au cours d’un cycle de 24 heures

Accompagnement par IE2ST dans le Domaine de la Santé et la Sécurité au Travail

L’IE2ST joue un rôle crucial en accompagnant et conseillant les entreprises sur les obligations règlementaires liées à la santé et la sécurité au travail. Voici quelques points saillants de ses services :

Solutions Spécifiques à Chaque Métier

L’IE2ST a pris conscience des spécificités de chaque métier et des risques associés. Pour répondre à cela, ils ont développé des solutions adaptées à chaque secteur d’activité. Ils proposent une solution digitale innovante qui permet une évaluation des risques professionnels par téléphone, éliminant ainsi la nécessité de déplacements du chef d’entreprise ou de la présence d’un intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP). Cette approche permet une réception rapide des documents de mise en conformité en moins de 48 heures.

Approche Personnalisée

L’IE2ST adopte une approche personnalisée en offrant à chaque entreprise un accompagnement sur mesure. Ils s’appuient sur l’expertise de leurs partenaires spécialisés en prévention des risques professionnels pour fournir une assistance adaptée à la configuration et aux besoins spécifiques de chaque entreprise. Cela permet aux entreprises de toutes tailles de respecter leurs obligations tout en se conformant au cadre règlementaire.

Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP)

Le DUERP est un document obligatoire en France, établi par l’employeur, visant à recenser et évaluer les risques professionnels dans l’entreprise. L’IE2ST assiste les entreprises dans la rédaction du DUERP et du plan d’action associé. Ce document permet d’identifier les dangers potentiels et d’évaluer leur gravité et leur fréquence. En fonction de ces évaluations, l’employeur doit mettre en place des mesures de prévention adaptées pour assurer la santé et la sécurité des travailleurs.

Évolution du DUERP en Fonction de l’Effectif

Une évolution récente concerne la distinction en fonction de l’effectif de l’entreprise. Pour celles de plus de 50 salariés, l’évaluation des risques doit conduire à un programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT). Les entreprises de moins de 50 salariés doivent définir des actions de prévention des risques et de protection des salariés. Ces modifications sont conformes aux exigences légales en France.

Obligations Règlementaires Relatives à la Santé et la Sécurité au Travail

Les obligations règlementaires dans ce domaine varient selon les pays. En France, certaines obligations générales comprennent :

  • Élaboration et mise à jour du DUERP.
  • Mise en place d’une politique de prévention.
  • Fourniture d’informations et de formations aux travailleurs.
  • Mise en œuvre de mesures de prévention.
  • Examens médicaux et surveillance de la santé.
  • Participation des travailleurs aux questions de santé et sécurité.
  • Coopération avec les inspections et contrôles des autorités compétentes.

Il est toujours recommandé de se référer aux réglementations spécifiques de chaque pays pour obtenir des informations précises et à jour.

Maladie Professionnelle : Rôles et Obligations de l’Employeur

Définition de la Maladie Professionnelle

Une maladie est considérée comme professionnelle si elle est mentionnée dans l’un des tableaux de maladies professionnelles de l’annexe II du Code de la Sécurité Sociale. Trois conditions doivent être remplies :

  1. Le délai entre la cessation d’exposition au risque et la constatation de l’exposition ne doit pas excéder le délai de prise en charge mentionné.
  2. Le salarié doit être exposé à des travaux susceptibles de provoquer la maladie.
  3. Le salarié doit avoir été exposé pendant une durée minimale.

Si ces conditions ne sont pas remplies, la reconnaissance du caractère professionnel de la maladie est possible au cas par cas.

Maladie Hors Tableau

Une maladie professionnelle hors tableau peut être reconnue si le salarié prouve qu’elle est essentiellement et directement causée par son travail habituel, entraînant une incapacité permanente d’au moins 25%.

Exemples de Maladies Professionnelles Fréquentes

  • Troubles Musculo-squelettiques (TMS) : Affections périarticulaires provoquées par certains gestes et postures de travail, regroupés au tableau n°57.
  • Cancer Broncho-pulmonaire : Provoqué par l’inhalation de poussière d’amiante, désigné au tableau n°30 bis.

Procédure de Déclaration et Reconnaissance

  1. Le salarié doit consulter son médecin traitant pour établir un certificat médical.
  2. Remplir le formulaire de déclaration de maladie professionnelle et le transmettre à la Caisse primaire d’assurance maladie (Cpam).
  3. Le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) peut reconnaître l’origine professionnelle de la maladie.

Rôle de l’Employeur

Pendant la Procédure de Reconnaissance

  • Informer le Comité social et économique (CSE) lorsque la maladie est reconnue pour permettre une enquête.
  • Mettre à jour le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUER) en cas d’apparition d’une maladie professionnelle.
  • Ne pas licencier le salarié en raison de sa maladie professionnelle, bénéficiant d’une protection contre le licenciement.
  • Organiser une visite de reprise dans les 8 jours suivant le retour du salarié au travail.

Déclaration d’Arrêt de Travail

  • Déclarer un arrêt de travail pour maladie professionnelle via la Déclaration Sociale Nominative (DSN) dans les 5 jours.
  • Verser des indemnités complémentaires au salarié en fonction de la durée de l’absence.

L’employeur est impliqué dans le processus, fournissant des informations sur les conditions de travail du salarié et coopérant avec les enquêtes éventuelles de la Cpam.

En cas de contentieux, l’employeur peut être condamné à réintégrer le salarié ou à verser une indemnité équivalente à 6 mois de salaire. Cependant, le licenciement est possible en cas de faute grave ou d’impossibilité de maintenir le contrat pour des raisons indépendantes de la maladie professionnelle.

Améliorer la Gestion des Risques Professionnels dans les Entreprises

Introduction

Les employeurs portent la responsabilité de la santé et de la sécurité de leurs salariés au travail, une tâche de plus en plus complexe avec des obligations en constante évolution. Fidal propose une solution logicielle, Prévirisk RH, pour professionnaliser les pratiques tout en maîtrisant les coûts.

Cadre Légal

L’article L.4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs. Ces mesures comprennent la prévention des risques, l’information et la formation, ainsi que la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

En cas d’accident ou de risque avéré, l’employeur est responsable, sauf s’il peut démontrer avoir pris les mesures générales de prévention nécessaires pour l’éviter.

Défis Actuels

Malgré la présence souvent d’un responsable HSE, l’organisation globale et transversale relative à la santé et sécurité au travail est souvent insuffisante. La sécurité au travail doit être partagée, impliquant tous les acteurs, y compris les salariés.

Les équipements, consignes et formations, bien qu’indispensables, ont des limites. Les juridictions exigent une « organisation adaptée », déployée dans le cadre d’un véritable projet d’entreprise, planifiée et déléguée.

La Solution Prévirisk RH by Fidal

  • Projet d’Entreprise: Prévirisk RH s’intègre dans un projet d’entreprise pour une approche globale.
  • Délégation et Planification: L’organisation est pilotée par délégation de tâches et planification d’actions.
  • Outil Numérique: Comparé aux fichiers isolés, Prévirisk RH offre une approche professionnelle grâce à une solution logicielle dédiée.

Partenariat et Leadership

Prévirisk RH by Fidal résulte de la collaboration entre les avocats de Fidal et Capi Consult, spécialistes de la prévention des risques. Sa qualité technique et son ergonomie conviviale en font un leader du marché.

Avantages pour les Entreprises

  • Paramétrage Personnalisé: Permet de piloter les risques d’un groupe de sociétés ou d’une PME.
  • Offre de Prix Pertinente: Fondée sur le nombre d’utilisateurs pour une maîtrise accrue des coûts.

Conclusion

Prévirisk RH by Fidal offre aux entreprises la possibilité d’évoluer sereinement vers une professionnalisation de leurs pratiques, garantissant une maîtrise accrue des risques et des sinistres liés à leur activité.